Méditons ……..

Commentaire de la Parole de Dieu

 

« Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue! »

Dans l‘Evangile selon St Luc 15,6

 

 

            Le mois de juin est consacré au Sacré-Cœur de Jésus. Et c’est avec la parabole de la miséricorde que l’Eglise nous fait entrer dans le mystère insondable du Cœur de Jésus. Notre Seigneur prend l’image d’un berger qui conduit son troupeau. Mais à la différence d’un berger humain, le berger qui nous est présenté dans la parabole n’hésite pas à tout mettre en œuvre pour aller rechercher sa brebis égarée, quitte à laisser les autres pour un temps, car chacune de ses brebis compte à ses yeux. Dans un autre passage, Jésus nous dit qu’il les connaît chacune par leur nom. (Cf. Jn 10,3) Car ce Berger, c’est le Christ lui-même qui a compassion de tous et de chacun en particulier.

Dieu ne peut se résoudre à la perte d’une seule brebis, d’un seul de ses petits, car ils sont ses frères. C’est pourquoi on a l’impression qu’il souffre de ce que nous souffrons et c’est pour remédier à cette souffrance, la notre, qu’il n’hésitera pas à se sacrifier à se donner pour que l’on ait la vie et la vie en abondance. Considérons un instant tous les efforts que le Christ Jésus a mis en œuvre pour nous retrouver. Il est prêt à aller le plus loin possible pour nous tirer de notre misère, pour nous racheter au prix de son sang versé, et de sa mort sur la croix.

Si nous pouvions entrevoir un peu cette joie de Dieu de nous avoir enfin retrouvés ! Car : « il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes, qui n’ont pas besoin de repentir. » Luc 15,7

La joie du berger est telle qu’il ne peut la contenir : une vraie joie ne peut se contenir, elle tend à se partager. Et si Dieu est dans la joie sa brebis aussi participe à cette vraie joie. Il en va ainsi de nous lorsque nous nous sommes laissés rejoindre par Dieu. Il faut se laisser réconcilier avec Dieu et non pas se durcir en se condamnant soi-même parce que nous avons conscience de la gravité de nos fautes. Dieu n’est pas un accusateur. C’est le démon qui est l’accusateur de nos frères. (Cf. Ap 12,10)  Dieu ne se plait pas à rappeler les fautes passées, car Dieu est Amour.

Telle est « la preuve suprême que Dieu nous aime » : alors que « nous étions encore ses ennemis », le Christ nous a manifesté le plus grand amour en mourant pour nous sur la Croix, afin de nous réconcilier avec son Père et faire de nous des fils adoptifs. Cf. Rm 5,8…)

Nous n’aurons pas fini de nous émerveiller de cet amour que Dieu a pour nous, mais pour cela il faut plus regarder Jésus que se regarder soi-même. C’est en contemplant le cœur transpercé de Jésus sur la Croix que nous pourrons recevoir ces fleuves d’eau-vive que sont la grâce qui nous lave de nos fautes et nous met dans l’Espérance de la vie éternelle. Ce cœur nous est donné et nous pouvons le recevoir dans le mystère de l’Eucharistie.

Si nous pouvions entendre à travers le cri de soif de Jésus sur la croix, l’appel incessant de son cœur qui nous dit une fois encore : « J’ai soif ! Je brûle du désir d’être aimé, par ceux qui sont les plus blessés, les plus abimés, les plus rejetés, et ceux qui ne me connaissent pas ou ne m’aiment pas parce qu’ils ne croient pas en l’Amour. Quelle joie ils éprouveraient s’ils se laissaient rejoindre par mon amour ! »

 

 

Fr François Emmanuel csj

Un Prêtre vous parle ….Méditation du moi de Mai

Commentaire de la Parole de Dieu
«  Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,

il vous introduira dans la vérité tout entière. »

Dans l‘Evangile selon St Jean 16,13

   Depuis la fête de l’ascension, toute l’Eglise est en prière dans l’attente de la venue de l’Esprit Saint promis par Jésus à ses disciples. Cette attente s’est faite pour la première fois avec Marie, la Mère de Jésus, qui était auprès des disciples : « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères. » Actes 1,14

               Cette présence de Marie est toujours actuelle. Marie ne cesse pas d’être auprès des fidèles et surtout lorsqu’ils sont réunis en prière. Sa présence est discrète mais ô combien efficace car elle est le modèle de l’Eglise en prière, et elle ne cesse de présenter nos demande à Jésus, comme elle l’a fait à Cana lorsqu’il manquait de vin. Dans son cœur de Mère, elle a tout de suite discerné les difficultés auxquelles les serviteurs étaient confrontés, et elle a fait siennes ces difficultés au point de les présenter à Jésus.

Durant le temps du Cénacle (période qui va le d’Ascension à la Pentecôte), l’Eglise d’aujourd’hui vit aussi des épreuves et nous sentons bien qu’humainement ces épreuves nous dépassent. Il y a comme une urgence de se remettre en prière face à cette montée du mal exprimée par le vote en Europe de lois qui vont contre le bien de la famille, des enfants et enfin de compte contre le bien de la société. Et il est beau de voir qu’un peu partout se lève des « Veilleurs », des hommes et de femmes qui se réunissent de façon pacifique pour veiller et dire non à ces lois mauvaises.

Mais dans ce combat, nous ne sommes pas seuls : nous sommes assurés de la présence maternelle de la Vierge Marie qui intercède pour nous auprès de son Fils et qui, par sa ferveur attire sur nous le don de l’Esprit Saint. Et nous savons que sa prière est efficace car Jésus ne peux rien refuser à sa Mère.

A la Pentecôte l’Esprit Saint qui fondit sur l’Eglise en prière à permis un élan de conversions extraordinaires : « Il s’adjoignit ce jour-là environ 3.000 âmes. » Actes 2,41 Et c’est aussi grâce à la présence pleine de Foi de la Vierge Marie, que les disciples n’ont plus eu peur de témoigner, alors qu’ils étaient encore bien fragiles.

Oubliant le passé, et soutenus par la prière de Marie, ils sont allés de l’avant pour annoncer la Bonne Nouvelle, (l’Evangile) jusqu’aux extrémités de la terre.

Aujourd’hui encore, Marie est attentive à chacune de nos détresses, quelques-soient leurs causes car une mère veut toujours le bien de ses enfants. Elle ne cesse de veiller sur nous et nous invite à nous tourner vers son Fils Jésus car elle sait mieux que nous ce que son Il pourra faire pour nous sauver. « Faites tout ce qu’il vous dira. » Jn 2,    En ce mois de mai, il nous faut reprendre avec courage notre chapelet et redire à Marie notre amour dans la confiance que le Seigneur exaucera nos prières.

Fr François Emmanuel csj

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Méditation pour le carême :Frère François Emmanuel « Frères de Saint Jean « 

Un prêtre vous parle

Commentaire de la Parole de Dieu

 

«Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit,

plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. »

     Dans l’Evangile selon  Saint Luc 15,7

C’est un des passages le plus émouvant que St Luc nous donne dans la parabole de l’enfant prodigue. (St Luc 15,11-32) Il nous est montré la miséricorde et la tendresse du Père pour ses fils repentants. Il est bon relire ce texte mais aussi celui des deux autres paraboles qui la précède en St Luc 15,1-32.

Mais ne pensons pas que ce ne sont que de belles histoires anciennes et qui ne nous regardent pas. C’est la Parole de Dieu qui est toujours actuelle : elle est valable pour moi aujourd’hui si je l’accueille au fond de mon cœur.

Aujourd’hui, il nous est révélé que nous pouvons être source de joie pour Dieu, car Il est miséricordieux. Bien mieux Dieu guète le moindre retour de son fils, pour courir à sa rencontre et le couvrir de baiser.

Comme nous aimerions, nous aussi, être l’objet de tant de tendresse de la part du Père ! Et pourtant nous sommes encore dans la situation du fils qui est tombé dans une vie de désordre et d’impureté. Jusqu’où irons-nous dans la déchéance ? Le Père est d’une patience divine car il sait ce qu’il y a dans le cœur de son enfant.

« Rentrant alors en lui-même il réfléchit. » C’est le premier pas : le fils se souvient qu’il a un père qui est bon. Même si son intention est aussi motivée par la faim à assouvir, il reconnait son péché et se met en route vers son père.

Il ne s’attendait certainement pas à cet accueil car il avait bien conscience de sa faute. Mais l’amour de ce Père est plus grand que toutes les misères de son fils. Le Père n’écoute que son cœur, tout à la joie de retrouver son fils qu’il n’a jamais cessé d’aimer. Avant même que le fils ne dise sa confession, il l’a déjà couvert de baisers et serré tendrement dans ses bras. Ensuite, il laisse son fils lui exprimer son repentir, mais il ne le laissera pas finir car il ne prendra jamais son fils comme un serviteur : il est fils et le restera. Ce sera plutôt le Père qui dira aux serviteurs de préparer un festin digne d’un héros.

Car ce fils a eu ce courage de revenir vers son Père : c’est cela qui est admirable chez ce fils pécheur. Il s’est laissé attirer par son Père.

Il ne tient qu’a nous de vivre cette même expérience. Et plus nos fautes sont grandes à nos yeux, plus la miséricorde de Dieu sera grande pour nous. Car « là où le péché abonde, la miséricorde de Dieu surabonde. » Rm 5,20.

La joie de Dieu est de nous faire miséricorde et c’est pourquoi il envoie les prêtres pour exercer en son nom cette miséricorde. Aussi lorsque le prêtre dit, dans le sacrement du pardon : « Je te pardonne tous tes péchés » c’est le Dieu qui pardonne car c’est au Nom du Père, et du Fils et du St Esprit que nous sommes pardonnés.

Qu’en ce temps du carême que chacun ne se croit pas indigne de s’approcher de Dieu car il est venu pour les pécheurs que nous sommes.

 

Fr François Emmanuel csj

 

 

Consolez,consolez mon peuple dit Dieu

«Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu, Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu’elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour toutes ses fautes. »
Dans le Livre d’Isaïe 40,1-2

Le temps de l’Avent dans lequel l’Eglise est entrée depuis dimanche, est un temps d’attente joyeuse. C’est l’attente de la réalisation des promesses faite par Dieu depuis les temps anciens.
Depuis l’Annonciation (fêtée le 25 mars), Marie et dans l’attente de la naissance de son fils Jésus. Et elle est dans la joie d’abord parce que la venue d’un enfant est toujours cause de joie, mais aussi parce son enfant est le Fils bien-aimé du Père, et que sa venue est la réalisation des grandes prophéties de l’Ancienne Alliance. Il vient consoler son peuple (cf Isaïe 40,1-2) soumis à de grandes souffrances. Ces souffrances sont souvent les conséquences des fautes des hommes, car le péché engendre des tristesses, des manques d’estime de soi et des autres, des repliements sur soi … et finalement la mort.
Notre monde a trop souvent cultivé une culture de mort dans ses choix, ses orientations et ses lois. Dans une course effrénée au profit, au rendement et à l’efficacité on en a oublié le sens, le bon sens, et on n’a recherché que ce qui pouvait flatter la sensibilité, les passions, de l’homme, sans s’occuper de sa conscience, son cœur, son esprit, son âme et de son sens naturel de Dieu.
Trop souvent on trompe les gens car il y a souvent des intérêts financiers derrière tous ces choix, et surtout une volonté farouche de détruire le modèle familial initial car il est porteur de valeurs humaines universelles, et aussi des valeurs chrétiennes. C’est un fait que c’est la famille qui transmet le sens de la vie humaine aux enfants et qui développe en eux toutes les dimensions de la personne humaine : intelligence, cœur, conscience, mais aussi une juste maitrise de soi dans les passions et une saine croissance corporelle, sans oublier la dimension religieuse qui fait poser des actes d’adoration au Créateur.
Cet très net dans l’élaboration des lois et on le voit dans les propositions faites par des ministres notamment en France ou on ne veut plus de la famille telle qu’elle existe depuis que l’homme et la femme sont sur terre, depuis la création.
Alors que vient encore faire la fête de Noël ? Quel sens a-t-elle dans notre monde d’aujourd’hui. Il y a un sursaut à faire dans nos vies, et nous pouvons toujours refuser cette ambiance malsaine qui trouble nos consciences.
Le Seigneur déjà interpellait les fils D’Israël : « Je prends aujourd’hui à témoin contre toi le ciel et la terre : je te propose de choisir entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve la vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. » Deutéronome 30,19-20.
Jésus est le sauveur promis et il vient dans la faiblesse de l’enfant, il est tout petit dans le sein de Marie. Mais bien vite elle va nous le donner.car le Seigneur Jésus vient pour nous consoler, pour nous pardonner tous nos péchés, nous redonner la joie et enfin l’Espérance de la Vie éternelle.
Sachons aller à sa rencontre pour recevoir de lui ce pardon et cette consolation qu’il veut nous donner. Le temps de l’Avent est bien le moment pour faire ce pas vers ceux qui le représentent ici-bas, et recevoir de lui ces grâces qui nous remettrons debout et nous ferons exulter de joie comme Marie : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur. » Luc 1,46

Fr François Emmanuel csj

Ô Marie porte-nous dans la tendresse de Dieu

Ô Marie porte-nous dans la tendresse de Dieu

Seigneur, fais de moi un instrument de Ta paix;
là où se trouve la haine, que j’apporte l’amour;
Là où se trouve l’offense, que j’apporte l’esprit de pardon;
Là où se trouve la discorde, que j’apporte l’harmonie;
Là où se trouve l’erreur, que j’apporte la vérité;
Là où se trouve le doute, que j’apporte la foi;
Là où se trouve le désespoir, que j’apporte l’espérance;
Là où se trouve l’obscurité, que j’apporte la lumière;
Là où se trouve la tristesse, que j’apporte la joie.

Seigneur, fais que je cherche
à consoler plutôt qu’à être consolé;
à comprendre plutôt qu’à être compris;
à aimer plutôt qu’à être aimé.

Car c’est en s’oubliant qu’on trouve.
C’est en pardonnant qu’on reçoit le pardon.
C’est en mourant qu’on s’éveille à la Vie éternelle
Saint François d’assisse

Méditation pour la préparation de la messe pour la vie

Un prêtre vous parle

Commentaire de la Parole de Dieu

« Voici ta Mère. »
Dans l‘Evangile selon St Jean 19,27

Ce mois d’octobre est le mois du Rosaire. C’est l’occasion de redécouvrir la place de la Vierge Marie dans notre vie et avec elle de méditer la vie du Christ qui veut nous conduire au salut.
Le Rosaire est considéré comme le psautier de la Vierge ou encore comme le psautier des pauvres. Si Marie, et l’Eglise dans ses pasteurs, demande avec tant d’insistance la prière du Rosaire, c’est qu’elle veut nous montrer un chemin simple et direct vers le cœur du Père. Avec elle nous sommes assurés que nos prières sont écoutées et reçues par Dieu, car Dieu ne refuse rien à celle qu’il a choisie pour être la Mère de son Fils bien-aimé. Bien plus c’est la volonté de Jésus et du Père que toutes nos demandes passent par cette Mère admirable puisque Jésus nous l’a donné lorsqu’il était à la croix et qu’il souffrait pour notre salut.
Comme toute mère Marie sait qu’il faut du temps pour que son enfant grandisse et fasse des progrès. Marie, plus que toutes autres, est patiente, mais elle à hâte de nous voir plus unie à son Fils bien-aimé Jésus. Dans sa pédagogie maternelle, elle nous montre avec beaucoup de délicatesse comment retrouver un lien d’amour avec Jésus. Ainsi les mystères du Rosaire conduisent l’âme jour après jour vers un cœur à cœur toujours plus intime avec son cœur de Mère et le Sacré-Cœur de Jésus. A Cana, (Jean 2,1-12) lorsqu’elle était invitée à des noces, elle à su tout de suite voir la détresse des serviteurs, et elle n’a pas hésité à intercéder auprès de son Fils. Ainsi Marie continue d’être attentive aux situations de détresses de tous ses enfants et elle ne cesse d’intercéder pour chacun de nous. Mais elle nous dit comme en confidence : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Car Marie sait mieux que quiconque que rien n’est impossible à Dieu.
Il n’y a pas de situation qu’elle ne puisse résoudre, mais pour cela il faut la prendre pour Mère et lui obéir. Marie se fait l’écho de ce passage d’Isaïe 49,14-15 : « Sion avait dit : « Dieu m’a abandonnée; le Seigneur m’a oubliée. » Une femme oublie-t-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles? Même si les femmes oubliaient, moi, je ne t’oublierai pas. » Ainsi nous sommes assurés que Dieu ne nous abandonne pas même si nous avons abandonné le fruit de nos entrailles. Et si Dieu ne nous abandonne pas, comment notre Mère la Vierge Marie pourrait-elle nous abandonner ?
Il est bon de se rappeler cette belle prière de St Bernard et de se la graver dans son cœur : Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance et réclamé votre secours, ait été abandonné. Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, j’accours vers vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe Incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.

Fr François Emmanuel csj

Un prêtre vous parle

Un prêtre vous parle

Commentaire de la Parole de Dieu

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. Car Dieu envoyé son Fils dans le monde non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »
Dans l‘Evangile selon St Jean 3,17-18

Nous avons tous besoin d’un sauveur. Et c’est souvent après de lourdes épreuves que nous ressentons ce besoin. Perdre un enfant ne se fait jamais de gaité de cœur. De plus cela laisse des traces profondes qui mettent du temps à se cicatriser. Mais ces blessures ne se cicatrisent pas toutes seules, elles peuvent mêmes durer toute une vie.
Il est frappant de voir combien on trompe les femmes qui sont face à la tentation de l’avortement.
Il est rare que l’on mette en garde contre les conséquences d’un tel acte. Et quand le mal est fait, ceux qui devraient aider, laissent ces femmes à leur détresse.
Vers qui se tourner quand les gens autour de nous, vous laisse tomber ? Qui entendra le cri de ces millions de mères qui pleurent leur enfant chaque jour?

L’apôtre Pierre avait dit un jour à Jésus : « Seigneur, à qui irons-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. » Jean 6,68
Oui, le seul qui peut comprendre ce que nous souffrons au plus intime de nous-mêmes, c’est le Christ Jésus. Non seulement il nous comprend, mais il est le seul qui puisse avoir le remède à tous nos maux. Sa Parole est source de vie : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. » Jean 6,63
Et c’est pourquoi il est venu pour nous sauver. Il n’est pas venu pour faire le compte de nos fautes ou pour épier nos moindres écarts de conduite, il est venu pour nous manifester l’amour du Père.
C’est le motif de sa venue parmi nous. Il est envoyé pour nous sauver et nous redonner l’Espérance.
C’est par le sacrement du pardon que l’on peut retrouver la paix intérieure, et même la joie et la dignité d’enfant de Dieu. Mais pour cela il faut faire un chemin vers Jésus. Un chemin de guérison intérieure. Il faut accepter de présenter au médecin des âmes qu’est Jésus notre blessure. Le sacrement du pardon en nous libérant du péché, nous réconcilie avec Dieu est c’est bien ce qui est le plus important. Savoir que nous sommes pardonnés par Dieu nous donne déjà la paix. Mais souvent cela ne suffit pas car nous restons encore blessés.
Il faudra encore découvrir combien Jésus nous aime et ne plus se culpabiliser. Il nous faudra aussi témoigner de cette libération, car de notre témoignage dépend la conversion de beaucoup d’autres personnes qui sont dans les mêmes problèmes.
Pour cela il est nécessaire de rencontrer un prêtre, chargé par Jésus d’accompagner les fidèles jusqu’à la totale guérison.
Au cours des messes pour la vie chaque 2ème vendredi du mois, il est possible de rencontrer des laïcs ou des prêtres qui peuvent vous aider dans cette démarche. N’hésiter pas à faire le pas vers eux.

Fr François Emmanuel csj

Méditons sur les blessures de l’avortement !Femme pourquoi pleures -tu ?

Commentaire de la Parole de Dieu

« Femme pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »
Dans l‘Evangile selon St Jean 20,1-18

Le Christ est Ressuscité Alléluia !
En ce temps pascal il nous faut être dans la joie car le Christ est Ressuscité

Sainte Marie Madeleine a eu du mal à entrer dans cette joie. Après la crucifixion de Jésus et sa mise au tombeau trop rapide à cause du Sabbat, elle a du s’en retourner avec l’espoir d’y retourner dès que possible.

Tout le samedi saint elle est restée dans l’attente impatiente de ce moment ou la
loi lui permettrait de revenir au tombeau et y retrouver le cadavre de Jésus. Elle a du préparer aromates et parfums pour embaumer une dernière fois le corps de Jésus. Mais lorsqu’elle arrive au tombeau, quelle n’est pas sa déception de voir que la pierre qui fermait le tombeau est roulée sur le coté et que le corps de Jésus n’y est plus ?
Quelqu’un serait-il passé avant elle ?
Et puis où est le corps de Jésus ?
Sa tristesse était déjà très grande de voir son Jésus crucifié et mis au tombeau, mais il lui faut encore subir cette nouvelle épreuve pour son cœur et sa foi.

Tout son projet s’écroule. Elle ne peut plus exprimer son amour à travers ce geste d’embaumer le corps de Jésus.

Elle est dans cet état, toute repliée sur elle-même et sa tristesse est telle que même les anges n’arrivent pas à la consoler.
Il n’y a que Jésus lui-même qui peut la consoler. Et il l’appelle d’abord

« Femme » car c’est comme cela qu’il la regarde et qu’Il regarde toute femme, depuis Marie sa Mère à Cana (Jn 2) en passant par la femme adultère (Jn 8), la femme infirme (Lc 13), la cananéenne (Mt28)… Puis il l’appelle par son nom : « Marie ! » Alors elle le reconnait et elle voudrait le retenir, et revenir en arrière comme si de rien n’était.Mais Jésus lui demande d’entrer dans une nouvelle relation de foi.

Bien des femmes sont aussi dans l’état d’esprit de Marie Madeleine au matin de Pâques, quand elles ont perdu un être cher. La tristesse est parfois si intense qu’il est bien difficile de les consoler. (Les anges n’y sont pas arrivés pour Marie Madeleine !)
Mais ce n’est certainement pas la volonté de Jésus de laisser ces femmes dans la détresse, quelles que soient la cause de leur détresse. Seul Jésus peut consoler une mère blessée par la perte de leur enfant. Encore une fois les apôtres, n’y pourront rien, les anges n’ont plus, seul Jésus peut être la cause de notre joie. De même les psychiatres, psychologues ou autres médecins ou guérisseurs ne pourront pas grand- chose car cela ne relève pas d’abord de la médecine, même si cela peut aider dans certains cas. Il faut aller à la cause. Il faut un surcroit de Vie que seul Jésus peut donner.
Pour cela il faut oser s’approcher de Jésus et écouter sa voix. Jésus est toujours tout proche de ceux et celle qui le cherchent avec un cœur brisé, « tu ne repousses pas un cœur brisé et broyé,» Ps 50,19.
S’il a fait de Marie Madeleine la première apôtre de la résurrection, c’est parce qu’au fond de son cœur elle cherchait « Celui que son cœur aime » (Ct 3,1) Jésus, et qu’elle s’est tournée vers Jésus qui l’appelait par son nom.
Jésus veut faire de toutes les femmes blessées des apôtres de la Résurrection, des apôtres qui témoignent que la Vie est plus forte que la mort. Oui, la résurrection est le signe de la victoire de l’amour du Christ sur toutes les forces du mal. Marie Madeleine en est témoin et nous aussi si nous croyons son témoignage et celui de tous ceux qui nous nos précédés.
Pour sortir de la tristesse, de l’abattement après des épreuves comme la perte d’un enfant, rien ne peut remplacer la rencontre avec ces témoins de la vie. Les prêtres sont ces témoins et ils sont envoyés pour redonner l’Espérance qui nous vient de Dieu, et répandre l’Evangile de la Vie.

N’hésitez pas à faire le pas vers ces envoyés, ils sont là pour vous.

Fr François Emmanuel csj